Les Grisettes à Paris, par Ernest Desprez

E. Desprez - Les Grisettes à ParisISBN 978-2-917246-05-4, 13 x 21 cm, 36 p., 6,80 euros

Ce texte est librement consultable sur le site de la Bibliothèque électronique de Lisieux.

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Éléonore Tenaille de Vaulabelle (1802-1859), frère de l’historien et homme politique Achille Tenaille de Vaulabelle, est connu sous divers pseudonymes (Ernest Desprez, Saint-Estève, Jules Cordier). Après plusieurs années dans le journalisme, il signa quelques oeuvres littéraires au début des années 1830 (Un enfant, 1833 ; Les Femmes vengées, 1834 ; Les Jours heureux, contes et morale à l’usage des enfants des deux sexes, 1836) et participa à différents recueils. C’est à cette époque, en 1832, qu’il fit paraître Les Grisettes à Paris. Il se consacra ensuite au théâtre où, sous le nom principalement de Jules Cordier, il écrivit de très nombreuses pièces.

Si le nom de grisette n’est plus guère employé aujourd’hui, celle qu’il désigne a-t-elle pour autant disparue ? Car au-delà des mœurs et des modes, au-delà des manières, les intrigues du cœur restent toujours les mêmes. Et la grisette est maître dans cet art. Femme simple et légère, de condition modeste, elle n’existe que dans le fragile intervalle de sa jeunesse. «Avant seize ans, c’est une petite fille ; après trente ans, c’est une femme», et, dès lors, «celle qui fut quatorze ans grisette et quatorze ans traitée comme telle, dépossédée par le temps, tombe dans le rang commun des ouvrières.» Mais dans le bref espace de ces quatorze années, elle règne, coquette et attirante, exercée aux jeux de l’amour et de la séduction. Ernest Desprez nous en révèle ainsi par le menu les habitudes, les secrets, et tout le savoir-faire amoureux.